Ce que nous sommes – une réflexion depuis le Québec

Harmony_Day_(5475651018)le contexte

On le sait. Le gouvernement du Québec a dévoilé le 10 septembre dernier les détails sur son projet de loi de Charte des valeurs québécoises.  Si le projet devient loi, celle-ci interdirait, entre autres, l’utilisation de symboles religieux pour les employés des institutions gouvernementales et paragouvernementales.

Pas de juge avec une kippa sur la tête, pas de policier en turban, pas d’éducatrice voilée…

Pour certains, cette proposition est une attaque contre la liberté d’expression et contre la diversité. Pour d’autres, c’est tout simplement naturel que de vouloir ainsi s’affirmer.

la réflexion

Au milieu de tout ce débat, il est peut-être pertinent de se demander : «Qu’est-ce qu’être québécois?  Que faut-il faire pour être et se sentir du Québec ? Qu’est-ce qui détermine notre identité en tant que membres d’un collectif et en tant qu’individus? Est-ce le nombre d’années qu’on a vécu ici? Est-ce les impôts que nous payons ? Est-ce la musique ou la nourriture que nous consommons?

Les sociologues et psychologues parlent d’une variété de cercles auxquels nous appartenons. La famille, l’école, les groupes religieux, sociaux ou sportifs auxquels nous participons, la ville dans laquelle nous vivons, l’endroit d’où nous venons, la province, le pays, le monde…

Nous sommes toujours en train de passer de l’un de ces cercles à l’autre et en général, il n’y a pas de conflit, car tous ces cercles font partie de ce que nous sommes.

Nous sommes tout ça. Joueur de soccer, lectrice assidue, chanteur de chorale, gentil garçon ou gentille fille de maman, budiste ou sij, québécois, terriens…

Les êtres humains sont beaucoup de choses à la fois. Et les sociétés d’aujourd’hui seront forcées de s’interroger sur ce qui définit l’appartenance à une société donnée si l’on souhaite maintenir la paix sociale et l’harmonie civique.

Pour l’instant, les écoles du Québec sont pleines d’ enfants de tous les milieux et de toutes les couleurs.  Ils parlent tous français et beaucoup d’entre eux parlent d’autres langues aussi. Ils sont d’ici et se sentent d’ici parce que c’est ici leur maison, parce qu’ils se sentent accueillis sans même s’en rendre compte.

Le temps nous dira s’ils se sentent québécois ou tout simplement humains, mais pour le moment, l’évolution de la société québécoise est en marche et on ne peut l’arrêter. Au-delà de la controverse, c’est aussi un moment extraordinaire qu’il faut saisir car il nous permet d’imaginer ce que l’on veut pour l’avenir…

Une réflexion sur “Ce que nous sommes – une réflexion depuis le Québec

  1. Quelqu’un a dit à la télé –Gabriel Nadeau-Dubois sur TLMEP je crois– que le projet de pays dont parlent tellement les souverainistes du PQ devrait attirer les gens, pas les rejeter à cause de leurs religions. Ce projet devrait donc séduire, promettre l’épanouissement de ceux qui habitent au Québec, nous rendre fiers de vivre « icitte ». Pourtant, le PQ insiste sur la négation de l’autre, soient les Canadiens anglophones, soient les femmes voilées. Ils se tirent une balle dans le pied.

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